Compte-rendu de l’interpellation du conseiller communal
ECOLO Claude BROUET
lors de la séance du 27 janvier 2012
ENTRE REVE ET REALITE ?
MUSEES
Lors du point 3 concernant la transformation du Musée de la Ville d’Eaux, qui revient une nouvelle fois au conseil communal pour un accord de principe, pour la réalisation du projet muséal, nous avons voté positivement avec l’ensemble des autres partis mais tout en émettant quelques réserves.
Le montant, par exemple, nous fait froid dans le dos. Il est tout de même de près de 7.000.000 € ou 280.000.000 FB ! A l’heure actuelle, vu les contextes économiques, nous craignons que l’accord ne soit pas positif. Les élus de la majorité ont partagé également nos inquiétudes et s’il passe, il restera toujours à charge de la ville 2.400.000 € environ, même sur plusieurs années cela représente une fameuse somme d’argent.
Il est regrettable que, depuis plusieurs législatures, il n’y a pas eu plus d’investissements en personnel au sein du musée, qui a du fonctionner avec des bénévoles et des personnes engagées qui n’ont pas compté leurs heures. Beaucoup d’élus n’ont pas compris l’importance de l’attrait touristique et culturel que cela représente, la difficulté et le temps nécessaire pour la constitution d’un tel dossier.
La ville de Stavelot a déjà son projet réalisé. Pourquoi la commune de Spa n’a-t-elle pas été capable de mener le sien plus tôt, au temps où les subsides étaient plus nombreux ?
ZONES DE SECOURS
Par ailleurs, lors du vote de la délimitation des zones de secours, nous avons été surpris de constater, dans la proposition de M. le Gouverneur de la province de Liège M. Forêt (MR), qu’il demandait au conseil communal « de mandater M. le Bourgmestre afin de représenter le conseil communal au comité consultatif provincial des zones et de voter favorablement sur la proposition de découpage telle que décrite »
Nous devons mandater M. le Bourgmestre pour voter « oui » ! Où est la démocratie dans ce genre d’attitude ! Libéralisme, vous dites, non stalinisme plutôt !
Notons également, la nouvelle garantie d’emprunt de la ville de Spa pour le Centre Hospitalier Peltzer- La Tourelle d’un montant de 265.899,36 € !
En 2010, la ville de Spa avait écrit au directeur du CHPT afin de l’informer qu’il lui était impossible d’intervenir encore d’ici la fin de la législature. Pas de chance, nous devons encore garantir et la situation financière est « préoccupante » selon DEXIA. Tiens, encore Dexia… qui prévient la commune « …que dans le cas où le CHPT ne respecterait pas ses engagements envers Dexia Banque, nous serions dans l’obligation de faire appel à l’intervention de votre administration… »
CHPLT
En résumé, nous sommes bel et bien liés à combler éternellement le déficit ou la difficulté de gestion de l’hôpital de Verviers. Ne dites pas que je ne dis qu’il n’est pas nécessaire pour les Spadois(es), loin de là, mais ce n’est pas parce que c’est un établissement public géré par des mandataires publics qu’il n’y a pas moyen d’arrêter l’hémorragie…montrons plutôt que dans ce cas de figure, nous sommes capables de gérer aussi bien que le privé.
BULLE DE TENNIS
Nous avons invité la majorité à repenser son projet de la bulle du tennis en tenant compte du fait que, comme la bulle sera bel et bien chauffée, selon la décision du conseil communal, elle est donc tenue au respect des exigences PEB (Performance Energétique des Bâtiments). Elle s'applique à l'ensemble des bâtiments (sauf exceptions explicitement visées par la réglementation) pour tous les travaux de construction, de reconstruction et de transformation nécessitant l'obtention d'un permis d'urbanisme.
Pour nous, il semble donc qu’il y ait infraction et la ville risque ici une amende administrative pour non respect du PEB.
Pour l’échevin Bastin, il n’y a pas de plancher car ce sont des courts de tennis et la structure est amovible ! De plus, selon lui et ses collègues, si on suivait mon raisonnement, on ne pourrait plus installer de chapiteaux lors des Francofolies ! Moi, je ne me rappelle pas que l’on chauffe les chapiteaux des Francofolies en été ! Enfin, pourquoi le particulier doit-il respecter le PEB des bâtiments et pas la ville de Spa ou une asbl gérée par un membre de la majorité ? Être au pouvoir donne-t-il tous les droits ?
Claude Brouet
Conseiller communal ECOLO
Pour ECOLO
Pierre Mostarac, Jonathan Fischbach
Ginette Doyen